Medard Barth der Rebbau des Elsass – L’export, les marchands Bavarois

Cette série de billets est issue de l’ouvrage
« der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »
de Médard Barth
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Les marchands Bavarois

1450 : Reinhard, Klaus et Olaf arrivent à Strasbourg. Les trois commerciaux de Ulm sont venus, comme à leur habitude, sur des barques chargées de Fer et de Sel. Il fait frais en ces jours de Novembre, mais moins que dans leur bavière natale. Comme tout le monde, ils doivent attendre longtemps à la Douane de Strasbourg que les employés de la Ville contrôlent leurs marchandises, apposent le sceau de la ville et réclament le droit d’entrée dans la ville, mais pas encore celui de commercer. Ils paieront également la place de stationnement, payable d’avance. Les trois bavarois payent 10 jours d’avance. Demain, deux d’entre-eux partiront vers Orschwihr pour acheter leur vin préféré. Llla Bavière est également recouverte de vignes sur certains coteaux, mais on n’y produit que du vinaigre. Eux veulent dénicher quelques foudres du très fameux vin de Lippelsberg, au cœur du Pfingsberg, l’un des meilleurs de l’Empire, l’un des plus méridionaux et qui trouve un équilibre splendide ici.

On doit beaucoup aux documents de la ville d’Ulm. Cette ville située sur le Danube était tout comme Strasbourg une des plus riches du Saint Empire Romain pendant le Moyen-Âge. Au 15ème siècle, les deux villes étaient reliées par deux route. Ulm était une importante ville commerçante. Son rayonnement grandit à partir du 13ème siècle, pour atteindre un zénith au 15ème siècle. On y échangeait et y consommait beaucoup de vin. Le vin d’Alsace qui s’y échangeait était le plus cher des vins de ce marché.

De Ulm partaient des marchands de vin vers l’Est. Il est donc là aussi très probable que ces marchands vendaient du vin en provenance d’Alsace jusqu’en Pologne, Ukraine, et profitaient du Danube pour emporter du vin par voie fluviale en Bavière, Autriche, Hongrie, Bulgarie, jusqu’en Turquie.

Le père Dominicain Fabri, mort à Ulm en 1502, a laissé derrière lui une littérature de pèlerinage précise et riche de descriptions. Fabri avait beaucoup voyagé et notamment jusqu’en Palestine. Il a notamment écrit que « le vin d’Alsace, un vin fameux, est désormais exporté partout dans le monde ». .

Le chroniqueur Gottfried von Viterbo, mort en 1191, accompagnait notamment l’Empereur Fredéric 1er. Il mentionne que l’Empereur séjournait souvent en Alsace dont il admirait la culture du vin, et le vin. Plus loin, le même auteur mentionne lui aussi que le vin d’Alsace est servi en Angleterre et au Danemark.

Le poème de Henri D’Andeli (des Andelys en Normandie) datant de 1224 décrit « la bataille des vins ». Il décrit comment le roi de France Philippe-Auguste a envoyé rassembler les meilleurs vins blancs, pour en établir la hiérarchie. On y mentionne le vin d’Alsace, rare vin étranger (l’Alsace n’était pas  française à ce moment) avec celui de Chypre et d’Espagne, qui plait au Roi.

D’ailleurs, les villes clientes de Strasbourg ne s’y trompaient pas, elles exigeaient souvent que les négociants prêtent serment (souvent puni de très lourdes peines voire de mort s’il était rompu…), par lequel ils certifiaient que le vin apporté depuis le marché aux vins de Strasbourg, était purement produit en Alsace et pas dans la Sarre ni dans le Brisgau. Ils juraient également que le foudre correspondait à 6.5 Ohms, soit environ 350 litres.

Aujourd’hui, les allemands ne savent souvent même pas que l’Alsace produit aussi des vins, et les français et même les alsaciens eux-mêmes ne savent pas que l’on y produit encore des vins d’exception…

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – L’export, ses sources

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Le vin destiné à l’export était sans aucun doute le meilleur, comme l’affirme l’auteur P365. Il cite une résolution de la ville de Kientzheim qui dit que le vin destiné aux négociants, à l’export, devait être le meilleur (Edel) et que d’aucune manière il ne devait leur être vendu le vin commun (hünish).

Et en effet, (toujours P365), Médard Barth cite une plainte de 1417 déposée par la ville de Lubeck au marché de Frankfort (sur le Main), car les habitants se plaignaient d’avoir reçu du « Niederländischer wein », de faible qualité, au lieu de Oberländischer, provenant d’Alsace notamment.

Les destinataires des meilleurs vins d’Alsace étaient divers et nombreux ; Tout le Benelux, déjà, dont le marché était totalement contrôlé par Cologne.

Régulièrement, le vin d’Alsace était différencié des autres vins Rhénans. On cite ainsi que le vin provenait de Marne, d’Espagne, D’ile de France, d’Alsace et du Rhin.

On retrouve souvent le vin d’Alsace sous vin d’Ossey, Aussay, Ausay, Assay, Ausai. Le vin d’Alsace était ainsi régulièrement le vin le plus cher parmi les vins Rhénans, et aussi parmi les vins blancs. Ainsi sur la très importante place commerciale de Franckfort sur le Main, le vin d’Alsace était vraiment très cher entre 1300 et 1500 soit pendant deux siècles.

Le vin d’Alsace irriguait donc le benelux, de là il franchissait la Mer du Nord pour se retrouver, souvent, en Angleterre. M.B. cite (p367) la famille royale d’Angleterre, régulièrement friande de vin d’Alsace comme de vins de Gascogne et de Loire, leurs trois vins préférés. Notamment, une ordonnance royale de Richard II datant du 21 Février 1393 requière l’achat annuel de 1 tonne du meilleur vin d’Alsace pour sa consommation personnelle. La même ordonnance était déjà en vigueur sous le règne de la Reine Anne.

 Plus tard au 15ème siècle, on consommait en Angleterre du vin d’Anjou, de Gascogne, du Rhin, d’Alsace et de Bourgogne. On remarque ici la nuance entre vin du Rhin et vin d’Alsace  ! 

Le 22 Octobre 1440 Henri VI commandait qu’on achète une tonne du vin « le plus pur des vins doux, ou de vin d’Alsace », le choix étant laissé au fournisseur.

Les Anglais, mais aussi les grandes clientèles nobles, aimaient apparemment beaucoup les vins doux, qu’ils soient de cuves closes, gefangener, muté gefeuerter, ou gesottener wein.

En aparté on peut ajouter que des recoupements récents, retrouvés sur la toile, nous confirment que les caves londonniennes étaient remplies de vin d’Alsace et de Gascogne, respectivement du blanc et du rouge.

A maintes reprises, on retrouve le vin d’Alsace recherché comme étant du vin moelleux qui entrait en concurrence avec des vins doux du Sud.

Le vin d’Alsace était largement exporté, à partir des places commerciales de Strasbourg, Cologne, Frankfort, Lubeck, Paris, vers toute l’actuelle Allemagne, dans le Benelux, le Danemark, l’Angleterre, toute la partie Nord de la France, la Scandinavie, l’Espagne, la Russie, les pays d’Europe Centrale et les pays Baltes.

à suivre…

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – L’export – Introduction

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L’export (p363 à 366)

Médard Barth dit ne pas avoir beaucoup d’informations sur les destinations finales du vin alsacien, car le vin d’Alsace acquit une seconde vie à partir de Cologne. En effet, Cologne contrôlait l’export du vin qui provenait de l’amont du Rhin, c’est-à-dire tous les vins des meilleures régions rhénanes. Y étaient donc déchargés et échangés les cargaison de vin, avant l’export. On perd donc des précieuses informations de traçabilité à Cologne, où le vin s’échangeait entre négociants d’export.

On rapporte même qu’ayant appris que deux négociant Sélestadiens étaient allés jusqu’à Anvers pour y proposer leurs vins, Cologne bannit Sélestat et même Strasbourg du commerce de vin pendant un temps…le temps que les clients avides de vin d’Alsace en réclamaient, on imagine…

 Cependant il ne fait aucun doute – pour Médard Barth comme pour les autres auteurs – que le vin d’Alsace était largement exporté. L’auteur donne des exemples de commandes, où l’on constate que l’alsace était un des plus importants fournisseurs de vin rhénan.

 

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Taxes et droits douaniers

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Droits douanes et taxes

La Ville de Strasbourg achetait et revendait du vin, contrôlait de grands marchés et même un port de stockage au port du Rhin, mais ne bâtit jamais de Chais de la Ville comme on pouvait en voir ailleurs. Ceci simplement parce que les patriciens, ordre religieux et les autres décideurs possédaient eux-mêmes des vignes à la campagne, et préféraient les vendre sous le régime du Stapelrecht (droit d’étape) qui permettait à tout commerçant d’être exempté de la taxe de commercer pendant trois jours, ou de voir la taxe réduite ;  Cette proximité avec les possessions des maitres de la Ville les a donc découragé de construire les propres chais de la ville.

L’importance de la place de Strasbourg dans le transport du vin et des autres biens était renforcée par la dispense du fameux Strandrecht. Cette taxe sur la navigation dont la ville était exemptée par droit impérial au titre de son statut de ville libre. Le Strandrecht fut accordé par Heinrich IV en 1196. Ainsi, tous les navires battant pavillon strasbourgeois étaient-ils exemptés de la taxe de navigation partout où ils débarquaient leurs marchandises. On perçoit ici sans mal l’avantage d’être un marchand rattaché à Strasbourg…  Sélestat reçut le même privilège le 13 Décembre 1347, puis Colmar le 13 Août 1361.

Evidemment, le commerce fluvial fut parfois interrompu. Là aussi la puissance de Strasbourg était impressionnante. En 1348, la Ville interdisait toute circulation sur le Rhin pendant 1 an et demi pour protéger ses intérêts (probablement pour se protéger de la peste), et en 1388 encore pendant une année entière. Seule une ville comme Cologne pouvait se permettre de fermer aussi longtemps l’espace économique fluvial.

C’est aussi par les traces laissées par les postes de douanes des différents pays que le vin d’Alsace laisse la trace de son extension géographique. On trouve ainsi des paiements douaniers au Danemark et en Suède au 15ème siècle (p361-362) .

 

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Embarquez !

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les pinasses, embarcations à fond plat de différentes tailles transportaient passagers et marchandises

 

Les Ladhof places fortes d’embarquement (p 324 – 335)

 

Faisons une courte halte dans un de ces embarcadères eux aussi sources de richesses. Tout au long de ces cours d’eau qui rejoignent l’Ill, on trouvait des Ladhof, embarcadères nombreux et organisés, payants bien entendu !

Celui de Illhauersern,  mentionné au 16ème siècle, embarquait tout le vin provenant du cœur du vignoble, Ribeauvillé, Riquewihr, Hunawihr, Bergheim,  via la Streng qui vient de Ribeauvillé. 

C’était aussi l’endroit où arrivaient les chargements de la Fecht qui se jette dans l’Ill à cet endroit, donc de la vallée de Munster mais aussi de la Weiss qui descend de Kaysersberg. Les seigneurs de Ribeaupierre étaient propriétaires de cet embarcadère important.

Le ladhof et port de Sélestat était le deuxième plus important d’Alsace, puisqu’il charriait – en 1521 – les vins en provenance de Turckheim et jusqu’à Barr ! Dans une trace des douanes datant de 1521, la liste des villages qui envoyaient leurs vins à l’embarcadère de Sélestat est impressionnante. Cette position portuaire s’explique aussi par le fait que Sélestat concentrait les pèches issues des méandres du Rhin, l’arboriculture et le maraichage, ainsi que les céréales, tous cultivés alentours.

D’autres communes possédaient des Ladhof moins importants, comme Colmar, Kogenheim (1489), Benfeld (16ème s.), Erstein (1615), et comme déjà évoqué Fegersheim avec l’Andlau qui s’y jetait dans l’Ill, en 1408.

Le gardien d’un Ladhof était le Hofmann. L’exploitant agricole était le Huber.

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Le transport du vin – L’ill

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Les Romains avaient construit différents castrum le long du Rhin pour défendre les frontières de ce qui deviendra l’Empire Romain, mais la particularité de Argentorate (Strasbourg) est que les Romains y ont construit un pont sur le Rhin, lequel était constitué d’une suite de bras en méandre sablonneux jalonnés d’îlots. Il ont construit une suite de pilotis reliés par des planches, qui fut longtemps le seul pont sur le Rhin entre Bâle et Mayence. Strasbourg doit donc beaucoup aux Romains, par Toutatis !

Durant tout le Moyen-Âge, le vin empruntait l’ill jusqu’à sa jonction avec le Rhin à hauteur de la Wantzenau, laquelle commune tire sa richesse des taxes de péages encaissées jusqu’à la construction – pendant la Réforme – du canal du Rheingiessen qui traverse la Krutenau.

Ce passage sur le Rhin permis l’expansion de la ville, et Charlemagne accordera plus tard des privilèges aux bateliers Strasbourgeois. Nous avons déjà vu ICI l’importance du Rhin.

Mais comment les marchandises arrivaient-elles à Strasbourg et sur le Rhin ? Par les eaux, aussi !

La rivière emblématique de l’Alsace, c’est l’ill !

Et de fait ! Quand on observe son parcours au travers de la campagne alsacienne, on a l’impression que cette rivière a été dessinée spécialement pour servir les échanges de marchandises ! En effet, l’ill parcoure sur un axe Sud-Nord les trois quarts de l’Alsace qui s’étend elle aussi sur cet axe. L’ill est donc l’arête et l’artère principale de l’Alsace, vers laquelle convergent latéralement les rivières, notamment celles qui viennent du piémont et du vignoble. Ainsi l’ill et ses affluents constituent-elles un maillage parfait pour le transport et le commerce, de vin notamment.

l’ill dessert Strasbourg, qui était une des 6 villes libres du Saint Empire Romain « Germanique », et qui est aussi ville exemptée de péages sur le Rhin qu’elle relie depuis les Romains.

Il ne suffit pas de produire de grands vins, encore faut-il les valoriser ! L’ill en tant que moyen de transport facilitateur et Strasbourg en tant que puissante place commerciale de dimension européenne étaient les deux clés du succès du vin du piémont alsacien.

Sur la carte reprise en haut de l’article, qui est postérieure à la canalisation du Rhin, on voit nettement les rivières qui se jettent dans l’ill.

Absence de valorisation = disparition de vignoble

On peut même se demander si le vignoble du Bas Rhin n’eut pas été tout aussi valorisé si le vin avait été acheminé plus facilement vers une place commerciale aussi puissante que Strasbourg. Or les rivières coulaient vers le Nord de Strasbourg. C’est la bruche amenait vers Strasbourg les vins réputés les plus septentrionaux en Alsace. Etant donné que la Pfalz ou la Mosel produisaient déjà des vins forts réputés, il n’y avait pas de raison climatologique à ce que le « Nord » (de l’Alsace) ne produise de grands vins. Le manque de valorisation semble être aujourd’hui la plus plausible explication de la disparition du vignoble sur tout le piémont des Vosges du Nord.

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Le transport du vin, taxes et droits douaniers

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En page 331 et suivantes, Médard Barth aborde un chapitre qui avait une grande importance dans le succès commercial du vin d’Alsace.

Incontournables voies navigables

Le vin constituait une des ressources les plus importantes de l’Alsace durant tout le moyen-âge. Produit en grande quantité, il était largement exporté. Mais comment ?

Routes peu sûres, parfois en mauvais état, et nécessitant chevaux et hommes, le transport terrestre du vin ne faisait pas le poids face au transport fluvial.

Le Rhin du succès fleuve alsacien

Au contraire, le réseau de transport par les eaux était idéal, et permettait de rallier les connexions vers le Rhin. Le fleuve à dimension Européenne était quant à lui le vecteur direct de l’exportation, de vin notamment.

Evidemment, les voies fluviales attiraient les convoitises. Ainsi, les droits de douanes, qui étaient particulièrement élevés entre Mayence et Cologne, étaient si élevés que l’on préférait débarquer les marchandises à terre et prendre la route sur ce tronçon pourtant peu amène à pratiquer. De même, on rapportait de nombreuses pirateries ou encore des interdictions d’usage de port pour des villes qui refusaient de payer des sommes parfois abusives pour l’usage du cours d’eau. Enfin, on comptait aussi nombre naufrages, le Rhin n’étant pas curé ni canalisé à cette époque, les navires s’échouaient sur les bancs de sable ou étaient emportés par des courants trop forts.

Cependant, le XVème siècle vit apparaitre des nettes améliorations dans le commerce fluvial, en même temps qu’un contrôle renforcé. Le Rhin fut découpé en zones, et chaque zone était réglementée par une grande ville. Ainsi par exemple, Bâle contrôlait la partie aval jusqu’à Strasbourg. Le capitaine de chaque embarcation commerciale devait, après avoir acquitté sa taxe, laisser le gouvernail à un homme de la ville, lequel savait diriger le navire en évitant les endroits dangereux, la ville prenant aussi en charge une sécurité renforcée. Cette pratique était courante jusqu’à la canalisation du Rhin qui commença en 1840.

La remontée du fleuve était un vrai calvaire. Si on pouvait utiliser des chevaux jusqu’à Spire, la partie en amont jusqu’à Bâle,  marécageuse et instable, était réellement problématique, et ce sont des dizaines d’hommes qui s’échinaient à remonter les embarcations entre les bancs de sable et les berges instables.

C’est à Strasbourg, plateforme commerciale à échelle Européenne, que les marchandises étaient rassemblées. Le vin était un des biens les importants dans ces commerces, et les centres d’échange du vin alsacien étaient Cologne et plus tard Francfort.

à suivre…

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La marque « Midelberg » ou comment réinventer le vin de cépage

Inventer, c’est laisser libre court à son imagination, c’est laisser le pouvoir à l’inconscient au bénéfice de l’acte à inventer. Laisser courir l’inspiration, voilà ce qu’on a fait chez les Boeckel et parfois, l’instinct se reconnaît dans des vieux cadres qu’on croise tous les jours sans les regarder, accrochés à des murs à la vue de tous et pourtant ignorés, ignorés plus encore qu’une œuvre qu’on sort d’un carton une fois par an comme une relique avant de la reposer…

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Bouteilles et contenants en verre

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Toujours dans le chapitre dédié au commerce du vin et à son prestige, page 327, Médard Barth fait un détour par les contenants en verre, dont nous pouvons également constater leur ancienneté dans les oeuvres d’art.

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Unités de Mesure

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Nous parlons d’une époque d’avant le « Litre ». Sans « litre » ni ses grands et petits frères, nos esprits habitués aux normalisations (parfois excessives), il est difficile de faire la gymnastique d’esprit des conversions successives, et l’absence d’unités de mesures stables paniquera vite un esprit (qui se croit) rationnel. Mais Médard Barth relève que l’oeuf (!!!) aurait pu être la première unité de mesure de volume officielle dans l’Occident post-médiéval !

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