Produire des beaux et bons raisins n’est pas bien vu par la « profession » ?

Un vigneron écologiste a récemment été menacé par « la profession » d’être sanctionné parce qu’il laisser pousser les « mauvaises herbes » dans ses parcelles de vigne. Mais au fait, l’AVA fait-elle respecter le cahier des charges de l’AOC qu’elle prétend défendre ? Je suis allé consulter le cahier des charges de l’Appellation d’Origine Controlée Alsace…

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A propos de l’état sanitaire des parcelles le cahier des charges de l’AOC Alsace dit : « Les parcelles sont conduites afin d’assurer un bon état cultural global de la vigne, notamment son état sanitaire et l’entretien de son sol. « 

Dit comme ça ça ne veut rien dire, ce n’est pas factuel. Ce qui est « bon » pour l’un ne le sera pas pour un autre.

La notion de « bon état cultural » est fonction de l’objectif visé. Exemple : Pour fabriquer une voiture de circuit, je n’applique pas un cahier des charges de voiture de tourisme.

 Donc ici, que dit le cahier des charges de l’AOC Alsace ?

 » Les vins (AOC Alsace) ./.. (sont des) vins reconnus ./.. (pour) leur grande complexité et leur puissance aromatique s’enrichissent avec le temps.  « 

pour cela, le cahier des charges indique donc :

 »  L’extrême diversité ./.. conduit les producteurs alsaciens à ./.. (privilégier) le maintien de la biodiversité végétale ./.. cette diversité végétale est le gage de la meilleure expression du terroir.   « 

Donc, le « bon état » de la vigne est celui qui permet l’expression du terroir pour produire des vins complexes. Ce vigneron obtient de superbes raisins sans ou quasiment sans aucun traitement, parce que justement ses parcelles évoluent en équilibre écologique.

Le cahier des charges de l’AOC Alsace n’est absolument pas remis en cause par ce vigneron, bien au contraire, son mode de viti-culture permet l’expression du terroir et des vins complexes, là où beaucoup d’autres vins ne le sont pas, à mon humble avis.

La qualité des raisins que prétend défendre l’AVA dans ce courrier, est réellement excellente chez ce vigneron, donc où est le problème ? Peut-être que « c’est pas comme les autres », et ce qui est différent est « mal » ? Chacun en pensera ce qu’il veut, mais ce n’est pas faire honneur à l’Alsace ni à son Histoire du vin que d’agir de la sorte. Tout ceci n’est que l’avis d’un amateur de vin d’Alsace.

le courrier de l’AVA ici :

https://lissner.fr/wp-content/uploads/2018/09/CourrierAVALISSNER3108.pdf

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Le Riesling victime de son nom de cépage

Le Riesling produit de magnifiques et grands vins de terroir, mais la mention du cépage l’empêche d’être reconnu comme LE grand cépage du vin blanc septentrional.

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Le Riesling est victime de son nom de cépage, oui, car c’est LE cépage blanc qui offre au vigneron de talent le moyen de traduire le terroir dans le verre, pour une grande partie des terroirs de l’aire de déploiement de ce cépage, à savoir les vignobles (de plus en plus) septentrionaux.

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Vélo Trip dans le grand vignoble de la Pfalz

Salut Bisame !

Pendant les vacances j’en ai profité pour remonter sur le biclou, direction une rando itinérante avec sacoches et tout le toutim, à l’ancienne quoi ! J’ai visité le superbe vignoble du Palatinat et tenté de comprendre ce vignoble autrement que par le vin dans le verre … suivez-moi !

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Un grand vin devrait être … et ne pas être …

Qui n’a jamais été déçu par des vins qui sont vendus sous des titres de grand vin, grand cru, etc ??? Du moment qu’on paye une bouteille de vin plus de … disons du moment qu’on la paye, on est en droit d’attendre un produit conforme à l’anoncé. Et lorsqu’on paye un vin qui porte une mention Grand Vin, Grand Cru ou Premier Cru, on doit trouver un produit de grande qualité. Mais z’encore ?

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Que doit-on trouver ?

Au goût : Un vin de grande complexité;

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Apero-Concert : Le vin et la musique rassemblent !

Le vin rassemble les Hommes, la musique rassemble les Hommes, le vin + la musique rassemblent encore plus les Hommes ! C’est dans cet esprit de partage que nous avons été invités à Wolxheim ce Vendredi 9 Mars pour une soirée apéro-concert autour du thème « la vérité est amère » par Bruno et Théo Schloegel et leur famille qui œuvre en cuisine.

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Arthur Metz devient vigneron indépendant ! Le premier exportateur de vin Français prend des airs de grand-père bourru !

le noble vigneron – eau forte d’André Jacquemin

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Medard Barth der Rebbau des Elsass – Export de 1500 à 1650 : une politique commerciale désastreuse

Cette série de billets est issue de l’ouvrage
« der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »
de Médard Barth
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Douane de Strasbourg : Le déchargement des tonneaux était obligatoire, même lorsque la marchandise était destinée à l’export. Avec donc paiement des frais attenants – Dessin : Robert Kuven

Dans ce chapitre, Médard Barth nous renseigne sur les nombreuses causes du déclin du vin d’Alsace. Déclin qui jusqu’à ce jour ne fut jamais rattrapé. Pages 409 et suivantes, les archives de Colmar nous informent ainsi qu’autour de 1500-1540 ce sont des moyennes de 62000 hl qui y étaient échangés, chiffre qui variait avant de tomber à une moyenne de 20 000 hl entre 1648 et 1700. Ce déclin quantitatif s’est accompagné par une véritable déchéance de la renommée du vin d’Alsace.

Première cause : Une gestion du commerce inadaptée et même désastreuse

Le premier facteur de déclin que cite Médard Barth est la gestion du commerce à l’export imposé par la ville de Strasbourg. On le rappelle, une grande partie du vin d’Alsace passe par la grande ville baignée par la rivière Ill qui charrie opportunément une grande partie des marchandises alsaciennes vers la grande voie d’export qu’est le Rhin.

Il dénonce les mesures protectionnistes excessives mises en place par la Ville de Strasbourg au profit des habitants, dans un commerce du vin jusque-là sous le patronage de professions dument organisées. La Ville voulait conserver une forte réserve en cas de coup dur, en organisant ainsiun stock minimum dans ses murs. Mais il y eut des dérives. Les habitants possédaient des privilèges pour l’achat de vin, et spéculaient allègrement sur les fluctuations de prix qui dans ces temps étaient fortes, dues aux variations des quantités et qualités par climat et météo.

Comment  ?

Au 16ème siècle, pour chaque cargaison de vin qui entrait sur le territoire de la Ville (passage obligé vers l’export), tous les 4 tonneaux étaient réservés à la vente aux habitants de la Ville a des prix ne devant pas dépasser la faible somme de 36 florins, quel que soit le prix auquel le foudre avait été acquis. Et ce n’était qu’une fois le nombre de tonneaux, acquis par les locaux à moindre coût, étaient revendus que le chargement initial pouvait reprendre sa route vers l’export. Parfois les locaux allaient même jusqu’à acheter du vin dans le vignoble pour le vendre à des négociants qui étaient pressés de poursuivre leur route. Les habitants allaient jusqu’à acheter du vin en primeur pour le ramener en Ville, faisant monter les prix afin de faire encore monter leurs propres marges une fois que les négociants arriveraient sur la place d’échange.

Ainsi les professions commerçantes lésées ont peu à peu cherché d’autres places de marché plus ouvertes au commerce du vin. On continuait à rechercher le vin d’Alsace, mais c’est le jeu spéculatif d’une politique commerciale désastreuse qui allait encourager la montée d’autres sources d’approvisionnement en vin par les places commerciales allemandes ou néerlandaises.

 

 

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Et si on goûtait le vin autrement ?

Quand on déguste le vin, on essaye de mesurer le bon équilibre, à savoir la balance acide-sucre. Et si on remettait en cause ce critère ? Et si on élargissait même ce critère ?

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Le 9 mars 2018,  à Wolxheim. Bruno Schloegel organisera un apéro-concert. Le thème ? La vérité est amère ! Derrière ce titre qui peut faire peur, une nouvelle réalité, une autre façon d’appréhender le goût du vin…

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Pourquoi il faut se méfier de la notation des Millésimes

Les guides et magazines spécialisés, les sites internet marchands de vin nous proposent tous des grilles de lecture de qualité des millésimes, avec des étoiles ou des notes sur 20. Cependant, ces notations sont souvent erronées. Pourquoi ? Et pourquoi il est plus malin et joyeux de se faire confiance

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Un étalon de climat 

La plupart des grilles de notation des millésimes sont basées sur les notes données aux vins de Bordeaux.

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Millésime 2016 au Domaine Weinbach

Retour à Kaysersberg au Domaine Weinbach pour déguster quelques 2016, nouvelles impressions dans un lieu mythique au sein d’un des Top Domaines du vin Blanc

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