Le Millésime 2016 en Alsace

De nos jours plus aucun millésime n’est médiocre, ok. Mais l’amateur de vin aime à observer et apprécier les différences, et la nature nous en offre encore. De plus, les millésimes n’étant pas identiques à Bordeaux, toujours cité en exemple, que dans les autres régions, les différences qualitatives sont parfois très nettes. Alors Quid de l’Alsace en cette année-là ?

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En Avril les gelées ont impacté certaines vignes. Avril et Mai ont vu la grêle s’abattre quand on s’y attend le moins a grêle étant plutôt un phénomène estival. Avec Juin et Juillet pluvieux, et personne n’a pratiqué de vendange en vert; le mildiou s’installait, et la vigne ne murissait pas. En Août on a basculé dans les chaleurs torrides, avec de la canicule et très vite des blocages de maturité, surtout sur les sols légers et les Riesling. L’état sanitaire a ensuite évolué de bon à mauvais, avec des grands secteurs sinistrés. L’arrière saison était belle, mais la maturité était moyenne, les acidités en baisse. Une fois qu’on a bien attaqué Septembre, la maturité se fait dans la finesse, mais si l’essentiel de la maturité n’est pas faite, c’est mort.

En définitive, nous avons eu des quantités astronomiques de raisin en de nombreux endroits du vignoble, des tas et des monticules de raisin coupés, et des rangées entières pas récoltées. Les rendements maxi étaient dépassés en de nombreux endroits et les viticulteurs ne savaient plus quoi faire de leurs raisins.

Alors, comme souvent, les « bons » vignerons s’en sortent non seulement bien mieux que les petits vignerons, mais les 2016 sont des vins excellents, avec de la finesse, de belles élégances, la matière ne manquant pas.  2016 ne sera pas le millésime du siècle, mais pour ceux qui ont parcouru le vignoble c’est un miracle, et on trouvera de très beaux vins.

Quels types de vins chercher ? Alors que dans les années froides on visera les terroirs chauds, et inversement, 2016 n’offre qu’une lisibilité..complexe. Il faudra connaitre bien plus en finesse la parcelle, l’âge des pieds, la conduite de vigne, la taille hivernale et la réputation de viticulture de la maison visitée, qui sont toujours les meilleurs indices. Il n’y a pas de secret ! Il faut déguster, et ce qu’on a pu déguster chez les meilleurs jusque là était régulièrement très bon.

Le Riesling étant le cépage de la majorité des grands blancs alsaciens, on cherchera plutôt à varier ses achats vers des Gewurz « secs » (1/2 secs) ou quelques Pinot Gris, et on évitera les sols trop légers.

Les notes du Domaine Zind-Humbrecht

http://www.zindhumbrecht.fr/en/our-wines/the-2016-vintage/

 

 

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