Medard Barth der Rebbau des Elsass – Une révolution Française qui change la donne

Cette série de billets est issue de l’ouvrage encyclopédique du chanoine Médard Barth publié en 1958 « der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »,  ouvrage de référence en matière d’Histoire du vin d’Alsace.

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D’une part, la Révolution Française mène à la dissolution des grands domaines appartenant aux ordres religieux. C’est là déjà un fait majeur car ils avaient fondé une viticulture de qualité. D’autre part, les lois Napoléoniennes engendrent une fragmentation de la propriété. Les fameux clos et les plus qualitatives des parcelles aussi …

Au 18ème, c’est le cépage Elbling, un « petit cépage » encore dénommé Burger localement, qui domine l’encépagement à Molsheim tout comme à Barr. Et pas qu’un peu ! Il représentait selon Médard Barth ¾ de la surface viticole dans ces zones ! La période napoléonienne déclenchait le déclin de la politique de plantation, dès 1810-1820 le « Lombard » (Blaue Trollinger) s’implantait sur le Kirchberg de Barr, et en 1910, on comptait 5 fois plus de Sylvaner que de cet Elbling sur le ban de Barr, aux côtés d’autres cépages nobles dont le Riesling ou le Chasselas.

(Page 95) Du Riesling, le botaniste Kirschleger dit en 1848 qu’il aime les terrains calcaires situés à mi- coteau orienté au Sud. Le vin du Riesling se bonifie en vieillissant et gagne à être mis en bouteille pour le transport (la mise en bouteille n’était pas systématique à l’époque). Le même Kirschlerger précisait en 1848 fait la distinction entre le vin noble « Edelwein » et le « Konsumwein », ou encore, ce qui correspond de nos jours au vin d’Appellation d’Origine Contrôle AOC et de l’autre côté le vin de pays si l’on veut.

Il dit qu’environ un cinquième du vin produit en Alsace est du vin « noble » « Edelwein » alors que le reste est du « Konsumwein », vin de consommation courante, soit respectivement 120 000 hl et 480 000 hl.

Ces vins nobles sont produits sur deux cinquièmes de la surface viticole, tandis que les vins de table sont produits sur les 3/5èmes restant.

Là aussi, nous sommes en face de niveaux qualitatifs nettement différentiés, bien plus nettement que de nos jours…

On peut déduire des rendements très nettement différents selon la catégorie de vin, avec un rendement du vin dit noble de moitié moindre que celui du vin de consommation courante.

A de nombreuses reprises, on trouve cité le terme de cépage Gutedel, rouge ou blanc d’ailleurs. Il semble que ce terme corresponde à divers cépages importés de France vers l’Alsace et qui ont ensuite conquis l’Allemagne viticole. On ne trouve pas plus de précisions.

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