Medard Barth der Rebbau des Elsass – Taxes et droits douaniers

Cette série de billets est issue de l’ouvrage
« der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »
de Médard Barth
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Droits douanes et taxes

La Ville de Strasbourg achetait et revendait du vin, contrôlait de grands marchés et même un port de stockage au port du Rhin, mais ne bâtit jamais de Chais de la Ville comme on pouvait en voir ailleurs. Ceci simplement parce que les patriciens, ordre religieux et les autres décideurs possédaient eux-mêmes des vignes à la campagne, et préféraient les vendre sous le régime du Stapelrecht (droit d’étape) qui permettait à tout commerçant d’être exempté de la taxe de commercer pendant trois jours, ou de voir la taxe réduite ;  Cette proximité avec les possessions des maitres de la Ville les a donc découragé de construire les propres chais de la ville.

L’importance de la place de Strasbourg dans le transport du vin et des autres biens était renforcée par la dispense du fameux Strandrecht. Cette taxe sur la navigation dont la ville était exemptée par droit impérial au titre de son statut de ville libre. Le Strandrecht fut accordé par Heinrich IV en 1196. Ainsi, tous les navires battant pavillon strasbourgeois étaient-ils exemptés de la taxe de navigation partout où ils débarquaient leurs marchandises. On perçoit ici sans mal l’avantage d’être un marchand rattaché à Strasbourg…  Sélestat reçut le même privilège le 13 Décembre 1347, puis Colmar le 13 Août 1361.

Evidemment, le commerce fluvial fut parfois interrompu. Là aussi la puissance de Strasbourg était impressionnante. En 1348, la Ville interdisait toute circulation sur le Rhin pendant 1 an et demi pour protéger ses intérêts (probablement pour se protéger de la peste), et en 1388 encore pendant une année entière. Seule une ville comme Cologne pouvait se permettre de fermer aussi longtemps l’espace économique fluvial.

C’est aussi par les traces laissées par les postes de douanes des différents pays que le vin d’Alsace laisse la trace de son extension géographique. On trouve ainsi des paiements douaniers au Danemark et en Suède au 15ème siècle (p361-362) .

 

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