Medard Barth der Rebbau des Elsass – Le transport du vin, taxes et droits douaniers

Cette série de billets est issue de l’ouvrage
« der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »
de Médard Barth
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En page 331 et suivantes, Médard Barth aborde un chapitre qui avait une grande importance dans le succès commercial du vin d’Alsace.

Incontournables voies navigables

Le vin constituait une des ressources les plus importantes de l’Alsace durant tout le moyen-âge. Produit en grande quantité, il était largement exporté. Mais comment ?

Routes peu sûres, parfois en mauvais état, et nécessitant chevaux et hommes, le transport terrestre du vin ne faisait pas le poids face au transport fluvial.

Le Rhin du succès fleuve alsacien

Au contraire, le réseau de transport par les eaux était idéal, et permettait de rallier les connexions vers le Rhin. Le fleuve à dimension Européenne était quant à lui le vecteur direct de l’exportation, de vin notamment.

Evidemment, les voies fluviales attiraient les convoitises. Ainsi, les droits de douanes, qui étaient particulièrement élevés entre Mayence et Cologne, étaient si élevés que l’on préférait débarquer les marchandises à terre et prendre la route sur ce tronçon pourtant peu amène à pratiquer. De même, on rapportait de nombreuses pirateries ou encore des interdictions d’usage de port pour des villes qui refusaient de payer des sommes parfois abusives pour l’usage du cours d’eau. Enfin, on comptait aussi nombre naufrages, le Rhin n’étant pas curé ni canalisé à cette époque, les navires s’échouaient sur les bancs de sable ou étaient emportés par des courants trop forts.

Cependant, le XVème siècle vit apparaitre des nettes améliorations dans le commerce fluvial, en même temps qu’un contrôle renforcé. Le Rhin fut découpé en zones, et chaque zone était réglementée par une grande ville. Ainsi par exemple, Bâle contrôlait la partie aval jusqu’à Strasbourg. Le capitaine de chaque embarcation commerciale devait, après avoir acquitté sa taxe, laisser le gouvernail à un homme de la ville, lequel savait diriger le navire en évitant les endroits dangereux, la ville prenant aussi en charge une sécurité renforcée. Cette pratique était courante jusqu’à la canalisation du Rhin qui commença en 1840.

La remontée du fleuve était un vrai calvaire. Si on pouvait utiliser des chevaux jusqu’à Spire, la partie en amont jusqu’à Bâle,  marécageuse et instable, était réellement problématique, et ce sont des dizaines d’hommes qui s’échinaient à remonter les embarcations entre les bancs de sable et les berges instables.

C’est à Strasbourg, plateforme commerciale à échelle Européenne, que les marchandises étaient rassemblées. Le vin était un des biens les importants dans ces commerces, et les centres d’échange du vin alsacien étaient Cologne et plus tard Francfort.

à suivre…

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