Medard Barth der Rebbau des Elsass – Le vin et ses Saints (2/2)

Cette série de billets est issue de l’ouvrage encyclopédique du chanoine Médard Barth publié en 1958 « der Rebbau des Elsass » ou « Le vignoble d’Alsace »,  ouvrage de référence en matière d’Histoire du vin d’Alsace.

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Le chapitre 7 (page 191 et +) nous entretient longuement (Médard Barth était chanoine) des rapports entre vin et religion. Je n’en tire ici que quelques courts extraits sous formes d’histoires et de légendes

Voici la suite du billet publié précédemment CLIC

 

 Sainte Hune et les pauvres

 Selon une légende, Sainte Hune, l’amie des pauvres et des misérables desquels elle s’occupait de laver les hayons qui leur servaient d’habits. On prend la mesure de sa sainteté à l’épisode de la fontaine de Sainte hune, situé à la sortie du village vers Zellenberg. La légende populaire dit qu’une année de très faible récolte, alors qu’un soir on emmena chevaux et bovins boire à la fontaine, la fontaine se mit à cracher du vin, en telle quantité qu’on alla chercher tous les contenants qu’on pouvait trouver, sceaux, tonnelles et autres tonnelets. Le vin était le meilleur qu’on n’eut jamais bu ici et on collecta tellement de vin qu’il y en eut pour toute l’année.

Une légende raconte qu’à Wolxheim, Jésus vint un jour déguisé en étranger et frappa chez une veuve qui produisait un Riesling recherché. Elle l’accueilli et lui servait son vin. Une fois l’étranger reparti, elle alla verser le reste de ce qu’il n’avait pas bu dans le tonneau, mais le vin n’en finit jamais de couler du cruchon, de telle manière qu’elle pu remplir des tonneaux de vin et donner de ce vin à tous les nécessiteux sans jamais que la source ne se tari… (Lucien Sittler « Die Elsässische Weinstrasse »)

Croyances et coutumes

A Thann, Guebwiller, Barr et ailleurs, on pratiquait le rituel de la rose de Jéricho :

« au repas de la veille de Noël, qui réunissait tous les membres de la famille, dit M. Damase Arbaud , on plaçait sur la table une tige de rose de Jéricho, ou jérose hygrométrique, soigneusement conservée comme une relique. Ses rameaux, quoique dépouillés de feuilles, s’étalaient au bout de peu d’instants sous l’influence de l’humidité et se refermaient peu à peu. Un épanouissement rapide pronostiquait une récolte abondante ; sa lenteur était considérée comme un mauvais présage.

A Hattstatt, toujours à Noël, on plaçait une bouteille de vin sur la table, et si après la procession du soir de Noël celle-ci s’était mise à mousser, la récolté future serait abondante.

A Ribeauvillé, on versait une très petite quantité de vin tiède dans chaque foudre au moment où les cloches sonnaient les douze coups de minuit, puis on observait la réaction du vin pour définir l’avenir…

 

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